Dimanche, nous n’élirons pas un sauveur…

Dimanche, nous n’élirons pas un sauveur…

« Dimanche nous n’élirons pas un sauveur de la France, ni un messie, ni quelqu’un qui devrait incarner tout le bien à faire. »

A l’issue de notre réflexion sur l’exercice des vertus cardinales dans la vie politique, ces mots de Mgr de Moulins-Beaufort lors de la clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France résonnent d’une manière particulièrement forte.
Nous avons en effet bien compris que notre appartenance au Christ nous engageait à participer à la vie de la cité mais nous permettait tout autant de considérer les limites de l’action politique.
C’est pourquoi, lors des élections présidentielle ou législatives, nous ferons un choix en conscience, libre et responsable, éclairé par le riche enseignement de la doctrine sociale de l’Eglise. Les principes du bien commun, de la destination universelle des biens, de subsidiarité, de participation et de solidarité pourront spécialement nous aider à juger la posture et les programmes des candidats. Mais notre cheminement ne saurait être réduit à une réflexion pour les votes à venir. Une autre perspective s’est ouverte ou confirmée pour nous : la participation à la vie de la cité commence à l’aumônerie. Dans nos relations humaines quotidiennes, dans l’organisation des événements de l’aumônerie, dans les services nécessaires à son bon fonctionnement, dans les moments de prière partagés, et dans tant d’autres occasions se joue la construction d’une communauté juste, vraie, et paisible, qui constitue les prémices de la « civilisation de l’amour » dessinée par st Jean-Paul II. Puisse le Seigneur encore bénir notre aumônerie.
Puissions-nous encore choisir la vie selon l’Esprit de Jésus-Christ et être renouvelés dans cette vie dans les jours qui viennent. Bon vote sans doute, mais surtout belle Semaine sainte et belle fête de Pâques  !

 

 

P. Philippe de Forges +